Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Abréviation

Abréviation

Une abréviation (du latin brevis, « court »), est le raccourcissement d'un mot ou d'un groupe de mots, représentés alors par une lettre ou un groupe de lettres issus de ce mot. L'abréviation consiste donc toujours en une suppression, plus ou moins importante. Par exemple, c'est-à-dire peut s'abréger en càd, nous en ns, etc. Il existe plusieurs méthodes pour abréger des groupes de mots, dont les plus courantes sont la siglaison ou l'acronymie. Le point autre que celui de fin de phrase est souvent l'indice d'une abréviation. Il s'utilise quand la dernière lettre du mot abrégé est elle aussi supprimée : monsieur s'abrège en M. mais maître en Me, sans point abréviatif (e étant bien la dernière lettre du mot).

Abréviations antiques

[En préparation]

Abréviations médiévales

Le parchemin coûtant cher, les abréviations abondent dans les manuscrits occidentaux, surtout après le haut Moyen Âge. Elles sont la poursuite, et l'aboutissement, des abréviations antiques. Les abréviations médiévales peuvent être de plusieurs natures :
- contraction : une ou plusieurs lettres d'un mot sont omises mais la première et la dernière sont conservées. Un titulus (trait suscrit plus ou moins horizontal et droit, ancêtre du tilde) peut signaler ce fait ; les contractions sont, de loin, plus fréquentes au Moyen Âge que pendant l'Antiquité, qui préférait la suspension. Elles se rencontrent très souvent pour les nomina sacra (« noms sacrés »). :Exemples : ihs xpsIesus Christos (« Jésus-Christ ») ; noter que l'on trouve fréquemment un mélange de lettres latines et grecques dans les nomina sacra : h, x et p sont des adaptations des lettres onciales Image:Grec oncial h.png (η, ê), Image:Grec oncial x.png (χ, ) et Image:Grec oncial r.png (ρ, r) ; ompsomnipotens (« tout puissant »), etc. On utilise rarement la contraction pure en français car on lui préfère soit la contraction par lettre suscrite, soit la suspension (voir plus bas) ;
- lettre suscrite : le mot est tronqué par contraction (on ne garde que la ou les premières lettres) et la finale (ou les finales) est écrite en hauteur, dans un petit format. :Cette méthode s'est particulièrement bien conservée dans nos usages. Qu'on songe à des abréviations modernes comme 1, (et non ; lire verso), D (Docteur), M, etc. En français, le point abréviatif ne peut suivre les contractions ;
- suspension : la finale (une ou plusieurs lettres) d'un mot (ou d'une syllabe) est omise. Souvent, un point abréviatif suit l'élément (mot ou syllabe) abrégé, deux points l'entourent, ou bien le titulus le surmonte, parmi de nombreux autres signes (dont le deux-points ou encore le point-virgule) ; la suspension de n et m finals (puis en fin de syllabe) est très fréquente et indiquée par le titulus (qui, dans cette fonction, donne le tilde ; il est parfois surmonté d'un point pour m suspendu). Par extension, on nomme suspension toute abréviation dans laquelle la dernière lettre du mot est absente ; :Exemples : a.d.anno Domini, .n.enim (« en effet »), ēest (« [il / elle] est »), deb;debet (« [il / elle] doit »), etc.et cetera, dominūdominum (« Seigneur » accusatif), etc. Cette méthode d'abréviation est encore très vivace en français (cf., etc., M.) ;
- logogrammes et symboles divers : des mots ou des syllabes entières peuvent être remplacés par un signe unique, que ce soient des ligatures (cf. Esperluette) ou des lettres modifiées (barrées, surmontées de symboles, du titulus et autres signes). Les notes tironiennes ont fourni un grand nombre d'abréviations de ce type, qui abondent surtout dans les manuscrits de droit . Le paléographe est souvent confronté à une pléthore d'abréviations, rendues complexes par le fait qu'elles ne sont pas normalisées avant le XII siècle (elles forment ensuite un système cohérent) et qu'elles abondent entre le XIII et le XV. Quelques-unes des abréviations les plus significatives pour l'histoire de l'orthographe sont décrites ci-dessous.

X (-us)

Dans les manuscrits médiévaux en ancien français, on trouve souvent la lettre x utilisée comme signe d'abréviation pour la suite de lettres -us après voyelle et en fin de mots, alors très fréquente. Par exemple, ce qui est écrit chevax doit être lu chevaus /ʧəvaus/, qui a évolué ensuite en /ʃəvo/ (par monophongaison de [au] et simplification de l'affriquée /ʧ/). Cette habitude s'est ensuite perdue mais certains mots fréquents qui s'écrivaient au cas régime pluriel avec ce x (issu de plusieurs origines, dont la plus courante est la vocalisation d'un /l/ devant consonne suivi de la désinence -s) l'ont conservé alors que leur graphie a été adaptée aux usages actuels. Le mot cheval se déclinait, en ancien français, ainsi :
- singulier :
  - cas sujet : cheval-schevau-s (vocalisation du /l/) écrit chevax ;
  - cas régime : cheval ;
- pluriel :
  - cas sujet : cheval ;
  - cas régime : cheval-schevau-s écrit chevax. Comme les formes à s'être conservées sont celles du cas régime, les plus fréquentes, l'on a actuellement le couple suivant : (un) cheval ~ (des) chevaus. On écrit cependant ce pluriel (comme dans nombre de noms en -al de même origine), -aux par réfection analogique : x n'étant plus compris comme un raccourci pour -us, étant une consonne par ailleurs souvent muette en fin de mots (croix, voix), on a ajouté un u après le a pour faire correspondre la prononciation [o] avec le digramme habituel au. De fait, l'orthographe chevaux est redondante puisqu'elle revient à chevauus. L'utilisation de -x pour -us dans les manuscrits français est tellement courante que les éditions critiques et philologiques modernes la reproduisent le plus souvent. L'influence de cette graphie dans l'orthographe française explique aussi le maintien de cet usage. Le terme -us était parfois abrégé par un 9 placé en exposant à la fin du mot, par exemple Image:9-expo.gif (plus).

L'usage du Tilde, des lettres barrées et de la cédille

Image:9-expo.gif Les moines copistes puis les premiers imprimeurs ont utilisé le tilde, essentiellement sur les voyelles, pour abréger certains groupes de lettres. Ainsi :
- a tilde = « an » Image:a-tilde.gif (banquets) ;
- e tilde = « en » ou «em» Image:e-tilde.gif (ancienne) ;
- i tilde = « in » Image:i-tilde.gif (ineptement) ;
- o tilde = « on » ou «om» Image:o-tilde.gif (hommes) ;
- u tilde = « un » ou «on» Image:u-tilde.gif (aucun) ;
- n tilde = « neu » Image:n-tilde.gif (seigneur) ;
- p tilde = « pre » Image:p-tilde.gif (premiere) ;
- q tilde = « que » Image:q-tilde.gif (desquels) ;
- r tilde = « tr » Image:r-tilde.gif (l(e)tres). Certaines lettres barrées servaient aussi d'abréviations :
- p barré = « par » ou « per » Image:p-barre.gif (par escript) ;
- q barré = « qui » Image:q-barre.gif (qui). À noter enfin le rare :
- p cédille = «pro» Image:p-cedille.gif (profitables). Ces abréviations, très courantes jusqu'au milieu du XVI siècle, ont disparu progressivement. Les voyelles tildées ont été utilisées jusqu'à la fin du XVII siècle. L'exemple de texte en vignette a été réalisé avec la police de caractères [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/1550-00.html 1550.ttf], librement téléchargeable, les illustrations des caractères proviennent de numérisations d'ouvrages numérisés (source [http://gallica.bnf.fr/ BnF/Gallica]).

Symboles abréviatifs préservés dans les écritures modernes

Parmi les nombreuseux symboles issus de ligatures ou de signes diacrités que l'on utilisait dans les manuscrits, certains se sont maintenus dans les écritures modernes. On peut compter à ce titre l'esperluette (& ; ligature de et) ainsi que le croisillon (# ; abréviation de numerus, « numéro », soit N surmonté d'un titulus).

Articles connexes


- acronyme ;
- sigle ;
- alphabet latin ;
- linguistique.

Lien externe


- Le [http://www.linux-france.org/prj/jargonf/ Jargon français] de Roland Trique catégorie:norme Catégorie:Philologie
-
ja:略語 simple:Abbreviation

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Sigle


-
Un sigle est un ensemble de lettres initiales formant un mot servant d'abréviation. Si le mot peut se prononcer, comme par exemple Unesco, on dit que c'est un acronyme. Dans les autres cas, on l'épelle, par exemple RATP, er-a-té-pé, ou SNCF, éss-én-cé-éf. Dans cet esprit, Marcel Duchamp a intitulé son tableau copié de la Joconde : L.H.O.O.Q. Remarquez que dans le dernier cas, on écrira l'abréviation avec des points après les lettres, ce qu'on ne fera pas dans le premier cas. Mais dans l'usage courant, la tendance est à la suppression des points pour tous les sigles. Certains sigles courants entraînent la formation de dérivés, par exemple : cégétiste (membre de la CGT), érémiste (bénéficiaire du RMI). Certains sigles sont aussi écrits tels qu'on les prononce, devenant ainsi des noms communs (et s'accordent donc en genre et en nombre), par exemple : une bédé, des bédés, un cédérom, des cédéroms, un pédégé, une pédégée. Les sigles sont invariables en français et ne prennent pas la marque du pluriel (contrairement à l'usage anglo-saxon), par exemple : des BD, des CD, des HLM, des CRS.

Typographie

L'usage en France, et sur le Wikipédia francophone, est d'écrire un sigle en lettres capitales sans point d'abréviation.

Voir aussi


- Liste de sigles
- Sigles en espagnol
- Abréviations en informatique
- Sigles en économie
- Sigles de deux lettres
- Sigles en télécommunications

Liens externes


- [http://www.educnet.education.fr/documentation/guide/sigles.htm Répertoire de sigles] (ministère de l'Éducation nationale).
- [http://www.ac-toulouse.fr/html/_74_131_137_1666_.php Sigles et abréviations] (Inspection académique des Hautes-Pyrénées).
- [http://www.sigles.net/ Sigles.net] (Dictionnaire de sigles et acronymes).
- [http://www.educnet.education.fr/dossier/rechercher/sigle.htm Autres sources de répertoires spécialisés] (ministère de l'Éducation nationale).
- [http://qqcvd.webiciel.com/index.php?init=A Qu'est-ce que ça veut dire ?]

Point


- un point est un signe graphique.
- un point est un élément d'une surface ou d'une courbe géométrique
- un point est une unité de longueur en typographie

Voir aussi


- deux-points
- point d'exclamation
- point d'interrogation
- points de suspension
- point-virgule
- rond-point

Manuscrit

ja:写本 Un manuscrit (du latin manu scriptus) est littéralement un texte « écrit à la main ». En imprimerie, le terme désigne le brouillon d'un texte fourni par un auteur. Aujourd'hui les manuscrits littéraires ne sont pas systématiquement écrits à la main. Toutefois, les textes saisis à la machine à écrire ou à l'ordinateur peuvent être appelés tapuscrits. Par extension, le terme désigne également le volume contenant un tel texte. ---- Parmi les manuscrits (ouvrages écrits entièrement à la main), on peut distinguer...

Manuscrits anciens

volume Il s'agit des manuscrits rédigés avant l'invention (ou la diffusion) de l'imprimerie. Ces ouvrages nous ont transmis la littérature et nombre de documents des civilisations anciennes. Les manuscrits anciens se présentent grossièrement en deux formats :
- le volumen, ou rouleau de papyrus ;
- le codex, livre de feuillets manuscrits. Ces manuscrits sont étudiés par la paléographie, la papyrologie et la codicologie.

Manuscrits religieux


- Manuscrits de la Mer Morte
- Manuscrit du Josippon
- Le Vaticanus græcus
- Papyrus de Toura
- Contra Celsum
- Traité Schabbath
- Toledoth Yeshuh
- Talmud de Jérusalem
- Le Talmud de Babylone

Manuscrits modernes

Il s'agit des manuscrits des écrivains ou de divers documents (registres de paroisses, de mairies, de banques...). Beaucoup de manuscrits anciens ou modernes sont présents dans des collections publiques ou privées. En France, l'IMEC est un organisme scientifique chargé de l'étude des moyens de conservation des manuscrits de valeur. La Bibliothèque nationale de France comporte un département des manuscrits anciens et un autre qui collecte les manuscrits précieux pour l'histoire de la littérature et pour les études historiques.

Lien externe


- [http://pecia.tooblog.fr le manuscrit médiéval], blog édité par Jean-Luc Deuffic. Catégorie:Philologie ! Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques

Tilde

Le tilde est un signe diacritique de l'alphabet latin utilisé en castillan (ñ), en portugais (ã, õ), en guarani (ã, , , ĩ, ñ, õ, ũ, ), en breton () et dans d'autres langues. Il sert aussi, quand il a une chasse, de signe de ponctuation permettant de séparer des éléments en opposition (en phonologie, par exemple : /s/ ~ /z/ → « le phonème /s/ s'oppose au phonème /z/ »).

Titulus paléographique

On trouve fréquemment en paléographie latine un signe, nommé titulus, le plus souvent tracé comme un trait suscrit devenant par la suite ondulé, signalant, entre autres fonctions, qu'une lettre a été omise dans l'écriture pour économiser de la place. Ce signe est devenu très fréquent comme marque abréviative dans les manuscrits occidentaux latins puis byzantins grecs. Il s'est transmis à d'autres écritures, comme le gotique ou l'alphabet cyrillique, où il se nomme titlo. Outre son utilisation comme signe d'abréviation, il a aussi fréquemment été placé au-dessus de lettres devant se lire comme des nombres dans les numérations alphabétiques issues des usages grecs et latins. Consulter Abréviation et Numération (romaine, grecque, cyrillique, copte, gotique, etc.) pour plus d'informations.

Du titulus au tilde

En Espagne, le titulus (dont le nom est devenu tilde en castillan après être passé par le catalan title) représente la supension (comprendre « omission abréviative ») d'un ancienne lettre n (d'abord en fin de mot puis en fin de syllabe). Les scribes médiévaux ont pris l'habitude d'utiliser le titulus pour noter la présence d'un phonème /n/ altéré au contact d'un autre /n/ : deux /n/ à la suite ayant évolué en /ɲ/ (gn de gnon), ils se sont suffi de pour représenter ce nouveau phonème, étranger au latin. En castillan, par exemple, doña /doɲa/ vient d'un ancien donna, écrit don̅a dans les manuscrits. La forme du titulus devenu tilde est maintenant toujours ondulée. Il faut noter qu'en castillan, toujours, la lettre ñ est considérée comme une lettre à part entière, y compris pour le classement alphabétique. Le portugais a étendu ce procédé pour noter la nasalisation des voyelles : ã correspondant alors à an, par exemple. Comme en Espagne, il s'agit de la marque de supsension d'une consonne n altérée (ici amuïse avec nasalisation de la voyelle précédente). L'usage a été repris par un grand nombre de transcriptions phonétiques, dont la celle des romanistes ainsi que l'alphabet phonétique international. En français, jusqu'au XIX siècle, le tilde a été employé dans un même sens : un mot comme grand était souvent noté grãd. Il est ensuite sorti des usages et la lettre n (ou m) a de nouveau été employée. Actuellement, l'un des rares mots l'utilisant est cañon, emprunté au castillan. Dans tous les cas, même si les locuteurs ne le sentent pas forcément, le tilde signale un ancien /n/.

Tilde chassant

Le tilde peut aussi servir de symbole typographique. Il est, dans ce cas-là, chassant (il possède son propre espacement) et médian (on le trace au milieu de la hauteur dx). On l'utilise ainsi en informatique. Sous UNIX, ~ désigne le répertoire de l'utilisateur courant : si l'utilisateur connecté est robert, ~/truc est donc un raccourci pour /home/robert/truc. Sous Windows, le même signe est utilisé pour la gestion interne des noms de fichiers. D'autre part, il sert aussi à indiquer des paires minimales (en phonologie) ou, par extension, des paires (voire plus) en opposition : ainsi, « A ~ B » signifie « A par opposition à B ». Catégorie:Diacritique de l'alphabet latin Catégorie:Typographie ja:チルダ

Alphabet latin

L'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans les pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles de l'Égypte. On nomme cet alphabet ainsi car c'était, à l'origine, celui des Romains et de leur langue, le latin.

Lettres

L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la lettre ß (eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS. L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
- chaque langue donnée utilise un jeu plus ou moins complet de lettres fondamentales ;
- chacune peut en posséder des lettres modifiées qui s'y ajoutent ;
- parmi les lettres modifiées, certaines sont considées, selon les langues, comme des lettres à part entière ou comme des variantes d'une autre lettre. Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan. On le voit, il n'existe rien tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soient :

Graphèmes fondamentaux

cellpadding="8" |+ Capitales |- style="font-size:20px;" | A || B || C || D || E || F || G || H || I || J || K || L || M |- style="font-size:20px;" | N || O || P || Q || R || S || T || U || V || W || X || Y || Z |{{XIXe siècle{entête tableau simple style|text-align: center;

Onciale

L'onciale est une graphie particulière des alphabets latin et grec.

Onciale latine

Histoire

grec C'est surtout pour l'alphabet latin que le terme est adapté. En effet, le mot oncial(e) y désigne un type précis de graphie, qui se développe entre le III et le IV siècle de l'ère chrétienne, à partir de la capitale quadrata et de l'ancienne cursive romaine. C'est l'écriture par excellence des codex, adaptée à la plume car bien moins anguleuse que la quadrata, qui est (encore actuellement) celle des inscriptions. L'onciale est restée en vigueur jusqu'au début du IX siècle, à partir duquel la minuscule caroline tend à la remplacer. Entre le VIII et le XIII siècle, elle est surtout conservée pour tracer les débuts de livres, de chapitres ou de sections, à la manière de nos majuscules, dans les manuscrits en minuscule caroline ou en gothique, deux graphies qui lui doivent certaines formes, comme celles du d ou du a. Bien que le plus souvent cantonnée après son âge d'or à un rôle ornemental, l'onciale a cependant continué d'être employée pour des codex entiers bien après ; seule l'imprimerie l'a définitivement fait disparaître des usages courants ; elle est toutefois encore très prisée des calligraphes. Noter que la graphie nommée demi-onciale n'est pas dérivée de l'onciale mais de la nouvelle cursive romaine et que les écritures nationales développées après la chute de l'Empire romain (lombarde, visigothique, mérovingienne, insulaire, etc.) sont principalement issues de cette nouvelle cursive ou de la demi-onciale pour les écritures insulaires (irlandaise et anglo-saxonne).

Tracés

Empire romain Note : l'image ci-dessus ne représente qu'une possibilité de tracé de l'onciale. En effet, évoluant au gré des siècles et des lieux (pour ne pas dire des scribes), elle n'offre pas une apparence figée et invariante. L'onciale latine se caractérise par ses courbes. Les lettres les plus caractéristiques sont A, D, E, H, M, Q et V, qui se distinguent de leur équivalent en quadrata et laisseront leur empreinte dans le tracé des minuscules actuelles (via un parcours complexe, cependant : nos minuscules ne dérivent en effet pas directement de l'onciale). Il n'existe pas encore de lettre J distincte de I (lequel n'a pas non plus encore de point) ; U et V ne sont pas non plus séparés. Enfin, W n'a pas encore fait son apparition. Les lettres n'ont plus forcément une hauteur d'œil régulière : certaines dépassent de la ligne, ce qu'on voit aisément avec D, H, K et L pour la hauteur d'œil et F, G, N, P, Q, R, X et Y (parfois surmonté d'un point suscrit) pour la ligne de base. Selon les manuscrits, certaines de ces lettres sont cependant plus régulières : c'est le cas de N, par exemple, qui peut rester circonscrit aux deux lignes. Les mots ne sont au départ pas séparés mais un petit espace sert parfois de séparateur de phrases, ou un point. La ponctuation est, hormis ce point, quasiment absente et comme l'écriture n'est pas encore bicamérale, on se sert parfois d'une grande lettres pour marquer les débuts de page voire de phrase mais pas de caractères différents. Les abréviations restent rares dans les manuscrits anciens : sont le plus souvent concernés les nomina sacra, la suspension nasale (M en fin de ligne est remplacé par un trait suscrit accompagné ou non d'un point, N par un trait suscrit). L'enclitique -que (signifiant et en latin) et la désinence -bus de datif / ablatif pluriel sont, comme en capitales, parfois notés par Q. et B. ; les manuscrits de droit, cependant, sont déjà riches en abréviations. On trouve quelques ligatures en fin de ligne ainsi que le E caudata (Ę) pouvant remplacer AE, faisant son apparition à partir du VI siècle.

Onciale grecque

E caudata Lorsque l'on parle de l'alphabet grec, il est d'usage de désigner l'une de ses graphies par le terme donciale. Il s'agit là d'une dénomination bien moins précise que pour l'alphabet latin : en effet, ce n'est pas tant le tracé et le type de lettres qu'on désigne que la destination du texte écrit ainsi. L'onciale grecque est en effet un type de capitales utilisé pour les codex à partir de l'époque hellénistique, très proche des capitales lapidaires, que l'on gagnerait à nommer « livresque ». Elle s'oppose en cela à l'écriture de chancellerie et aux minuscules. C'est à partir de la moitié du IV siècle avant l'ère chrétienne que l'on assiste à une séparation, somme toute assez peu marquée, entre les capitales lapidaires et celles que l'on utilise pour les livres, terme par lequel on désigne des documents publics et non privés, lesquels sont écrits dans divers types tendant plus ou moins vers la cursive. Les traits les plus frappants concernent peu de lettres ; comme dans l'onciale latine, les traits droits ont tendance à se courber, ce que permet plus facilement l'écriture sur parchemin :
- le sigma prend la forme du sigma lunaire : Σ → С;
- l'epsilon se courbe (epsilon lunaire) : Ε → Є ;
- l'omega prend la forme qui donnera naissance à la minuscule : Ω → Ѡ. Pour les autres lettres, on note, comme pour la latine, une irrégularité de hauteur (qui se manifeste surtout dans le dépassement de la ligne de base) et une simplification croissante du tracé de certaines lettres, comme le Α qui, au départ, restait proche du modèle lapidaire et qui, petit à petit, en est venu à se tracer à la manière du
A oncial latin, le Ξ, dont les trois traverses se relient, ou encore le Λ, dont la haste gauche se raccourcit. Ces deux derniers tracés sont, on le voit, très proches des minuscules actuelles λ et ξ (minuscules qui sont tributaires d'un mélange de formes s'étalant sur plus de deux millénaires). Note : pour des raisons de compatibilité avec les polices de caractères courantes, on a choisi de représenter les lettres grecques onciales par des caractères tirés du cyrillique. Une fois le modèle fixé, il restera invariant pendant plus d'un millénaire dans les usages manuscrits livresques, remplacé ensuite dans l'imprimerie par les capitales lapidaires remises au goût du jour tandis que les minuscules s'étaient imposées. Voici un exemple théorique de lettres grecques onciales : sigma lunaire

À propos du mot oncial(e)

Le mot français vient de l'adjectif latin uncialis, « d'une once (poids et monnaie) ». Le lien entre l'once et les lettres n'est pas clair. C'est chez saint Jérôme qu'on trouve une première attestation du terme, dans sa préface à sa traduction du Livre de Job : :Habeant qui volunt veteres libros, vel in membranis purpureis auro argentoque descriptos, vel uncialibus ut vulgo aiunt litteris onera magis exarata quam codices. :« Il y en a qui veulent de vieux livres, soit en parchemin coloré de pourpre et aux lettres tracées à l'or et à l'argent, soit en onciales, comme on dit couramment, qui sont plus des fardeaux écrits que des codex ». Il semble qu'il ne faille voir là qu'un terme désignant tout type de grandes lettres (capitales) et non pas précisément l'onciale. Il faut attendre Charles-François Toustain et René Prosper Tassin (au XVIII siècle) pour quonciale se spécialise dans le sens actuel. Le mot permet aussi de désigner des codex (le plus souvent chrétiens) écrits dans cette graphie ou du moins dans des lettres capitales grecques, par opposition aux cursives, écrits en minuscules grecques. On connaît de nombreux codex en onciales, dont :
- le codex Vaticanus ;
- le codex Sinaiticus ;
- le codex Alexandrinus ;
- le codex Coislinianus ;
- le Codex Bezae (bilingue grec / latin, en onciale aussi) ;
- le Codex Petropolitanus.

Bibliographie


- Charles Higounet, L'écriture, Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », numéro 653, Paris, 1955 pour la 1 édition, 2003 pour la 11 édition ;
- « Du signe à l'écriture », dossier hors-série de la revue Pour la science, article « Trois millénaires d'écriture grecque » de Jean Irigoin, octobre/janvier 2002 ;
- Franz Steffens, Paléographie latine, Honoré Champion, Paris, 1910 ;
- The World's Writing Systems, ouvrage collectif sous la direction de Peter T. Daniels et William Bright, Oxford University Press, New York, 1996.

Articles connexes


- Histoire de l'alphabet latin ;
- histoire de l'alphabet grec ;
- alphabet latin ;
- alphabet grec ;
- écriture gothique. Catégorie:Graphie de l'alphabet latin

Deux-points

Un deux-points ( : ) — mot invariable — ou double point, est un signe de ponctuation représenté par deux points, l'un au-dessus de l'autre.

Grammaire

Du point de vue de la syntaxe, le deux-points s'apparente au point-virgule, et sépare deux membres de phrase souvent constitués de propositions indépendantes. Le deux-points peut introduire diverses catégories de segments.
- Une citation, dans le discours rapporté direct : :Louis XIV aurait dit : « L'état, c'est moi ! »
- Une explication, une cause : :
Je reste chez moi : il pleut et je suis fatigué.
- Une conséquence, une synthèse : :Il pleut et je suis fatigué : je reste chez moi.
- Une énumération : :
Il pratique de nombreuses activités sportives : natation, planche à voile, course, tennis, etc. On ne met pas de majuscule après un deux-points.

Typographie

En typographie, le deux-points est généralement précédé d'une espace insécable, et suivi d'une espace sécable. À noter que, dans de nombreuses autres langues, le deux-points (tout comme le point-virgule) n'est pas précédé d'une espace.

Arithmétique

En arithmétique, le deux-points est employé comme signe de la division. Catégorie:Typographie Catégorie:Grammaire ja:コロン (記号)

Accusatif

En linguistique, l'accusatif est un cas exprimant le complément d'objet direct, c'est-à-dire l'actant dit objet patient qui subit l'action exercée par le sujet d'un verbe transitif direct actif (fonction qui peut aussi être assumée par le cas absolutif dans les langues à ergativité). En plus de ce sens principal, l'accusatif peut également avoir, selon les langues, différents emplois. En latin, par exemple, il s'utilise aussi pour marquer l'attribut du COD, il est obligatoire après certaines prépositions, il sert à exprimer la durée, et il peut s'employer de façon exclamative. En allemand, l'accusatif s'emploie principalement pour le complément d'objet direct et son attribut, mais aussi obligatoirement après certaines prépositions (durch, für, gegen, ohne ,um, wider). Il sert aussi dans l'opposition entre les compléments de lieu locatifs et directifs après les préposition "mixtes" exprimant une position (an, auf, hinter, in, neben, vor, über, unter, zwischen): l'accusatif s'emploie pour marquer le directif (le lieu où l'on va) tandis que l'emploi du datif exprime un locatif (lieu où l'on est). Catégorie:Cas grammatical als:Akkusativ ja:対格

Logogramme

Un logogramme (du grec λόγος, « parole », ici « mot », et γράμμα, « caractère, lettre ») est un unique graphème notant un lemme entier et non seulement une partie de ses phonèmes. Dans la majorité des cas, rien n'indique, dans un logogramme, son signifiant (comment il doit être prononcé). En d'autres termes, c'est un signe unique écrit qui représente un mot complet, indépendamment de la langue. Un logogramme notant un élément abstrait de la réalité (comme une notion, un morphème ou un lemme) est un idéogramme. Celui qui représente directement, en le dessinant, un élément concret de la réalité est un pictogramme. Logogramme ne doit pas être confondu avec logotype.

Logogrammes courants des langues occidentales

Les langues occidentales à alphabet latin ont une très faible part de logogrammes dans leur écriture. Pourtant, parmi les quelques logogrammes utilisés, certains sont d'un emploi très courant. C'est le cas des chiffres dits « arabes », par exemple. En effet, si l'on prend le logogramme 1, celui-ci correspond dans chaque langue à un signifiant différent. Ces chiffres étant, de plus, utilisés maintenant presque partout dans le monde, le nombre de signifiants que 1 peut représenter est très important :
- un ou une en français ;
- one (voire a ou an) en anglais ;
- uno ou una en castillan ;
- وَاحِد wāḥid en arabe ;
- ichi en japonais, etc. De plus, dans une suite de logogrammes comme 10, 1 ne se lit plus un, one, etc. mais l'ensemble se dit, dans le même ordre, dix, ten, diez, عَشْرَة ʿašraʰ, , etc. Outre les chiffres, d'autres logogrammes sont célèbres :
- l'esperluette, &, qu'on lira, selon sa langue, et, and, und, y, etc. ;
- l'arrobe, @, qu'on peut prononcer chez en français et at en anglais. Les logogrammes ont cette caractéristique qu'ils permettent une grande intercompréhension écrite : un prix écrit par un Polonais restera compréhensible à un Basque sans qu'il puisse forcément le prononcer en polonais.

Sinogrammes

En outre, les sinogrammes (donc aussi les kanji les et hanja) reposent principalement sur le système logographique : l'intercompréhension écrite reste alors possible, à divers degrés, entre locuteurs de langues très différentes comme le japonais ou le mandarin. Un Chinois lira, par exemple, le caractère 貓 māo tandis qu'il représentera neko pour un Japonais. Tous deux comprendront « chat ». On conçoit de plus qu'une écriture logographique implique un grand nombre de graphèmes différents pour représenter tous les lemmes du lexique (dans les faits, il est faux de penser qu'à chaque lemme corresponde un caractère unique ; l'article sur les sinogrammes explique pourquoi). La principale difficulté de ces écritures, du reste, est que face à un caractère inconnu, et selon sa complexité, un lecteur peut ne pas être capable d'en deviner le sens, la prononciation, voire les deux, alors qu'avec un alphabet il est possible, au moyen d'un nombre limité de signes, de déchiffrer la prononciation de la majorité des mots d'une langue et de relier leur graphie à un signifiant, lequel appellera un signifié. Par exemple, il n'y a pas besoin d'apprendre spécifiquement à lire et écrire le mot chat pour savoir le prononcer. À tout le moins, la seule difficulté réside dans la connaissance ou non du fait que la consonne finale est muette : n'importe quel francophone peut donc lire /ʃa/ (ou /ʃat/, par erreur) et relier ces sons au bon signifié (le contexte permettant de déduire qu'il ne peut pas s'agir du chas d'une aiguille). Bien sûr, le signifiant n'est pas toujours aisé dans l'écriture latine, surtout lorsque sont mis en jeu des mots d'emprunt mal intégrés comme design en français. Pour les Chinois, mais pas pour les Japonais ou les Coréens, la déduction du signifiant et du signifié de 貓 est facilitée par le fait que la partie droite correspond à l'onomatopée du cri du chat et la partie gauche à la clef représentant un animal à griffes. Pourtant, la partie phonétique de cet idéo-phonogramme se lit miáo et non māo et la clef n'indique que de manière très générale qu'il s'agit d'un animal à griffes, lesquels sont très nombreux. Il serait donc exagéré d'affirmer que le signifiant comme le signifié se déduisent « naturellement » à la lecture. C'est du reste une idée reçue occidentale (« le chinois se lit comme un rébus ») contre laquelle s'élèvent des spécialistes des sinogrammes comme Viviane Alleton.

Articles connexes


- alphabet, sinogramme ;
- idéogramme, pictogramme. Catégorie:Écriture

Ligature (typographie)

Ligatures typographiques anciennes Catégorie:Imprimerie Une ligature est la fusion de deux graphèmes d’une écriture pour n’en former qu’un seul nouveau, considéré ou non comme un caractère per se (à part entière). La ligature peut donner naissance à un digramme. Dans une écriture bicamérale, un digramme lié se distinguera d’un digramme simple par la majusculisation : si les deux caractères doivent être en majuscule capitale et le reste en bas-de-casse, c’est bien une ligature. Sinon, c’est un digramme simple (par exemple : IJsselmeer en néerlandais mais Château en français). La ligature est donc un des procédés possibles d’enrichissement du stock de graphèmes d’une langue. Il existe deux types principaux de ligatures :
- les ligatures esthétiques, qui sont optionnelles et ne s’utilisent que pour améliorer la lisibilité d’un document typographié ;
- les ligatures linguistiques, qui sont obligatoires. Les ligatures sont parfois anciennes et peuvent tenir à la nécessité du gain de place sur un matériau (pierre, marbre, papyrus, parchemin, etc.) qui coûte cher. En Europe, les manuscrits médiévaux sont riches d’abréviations de natures diverses, parmi lesquelles de nombreuses ligatures. Il serait cependant faux de ne voir dans la ligature qu’une question d’économie : certaines sont purement esthétiques et ne font gagner aucune place. Il existe d’autre part des caractères qui sont d’anciennes ligatures, esthétiques ou non, mais ne sont plus sentis comme tel :
- la ligature linguistique dite eszett, soit ß, provient d’une ligature esthétique entre un s long suivi d’un s rond (le s long étant une ancienne variante contextuelle de s) ou d’un z. Utilisée dans plusieurs langues d’Europe, elle ne se rencontre maintenant plus qu’en allemand ;
- l’esperluette, &, est à l’origine une ligature esthétique de et servant d’abréviation. Elle est devenue un véritable logogramme, au même titre que les chiffres dits « arabes » : selon sa langue, on la lira et, y, and ou encore und ;
- l’arobase, @, remonte à la graphie onciale de la préposition latine ad liée pour servir d’abréviation Enfin, on nomme, improprement, ligatures le fait que les caractères d’une écriture s’adaptent selon leur place dans le mot. On préférera à ce terme celui de variante contextuelle, qui constitue un article séparé. De même, surtout dans les semi-syllabaires indiens, les consonnes se modifient selon qu’elles portent ou non une voyelle. Il semble plus pertinent de traiter ce sujet séparément, dans l’article lettre conjointe.

Ligatures esthétiques

Alphabet latin

lettre conjointe N’étant pas obligatoires, elles sont surtout utilisées dans la production de documents d’abord manuscrits (elles sont fréquentes dans les manuscrits médiévaux, soit comme abréviations soit pour des raisons purement décoratives) puis imprimés, pour améliorer la lisibilité d’un texte ou simplement l’agrémenter. Dans le premier cas, surtout en imprimerie, il s’agit de réduire nombre de collisions inesthétiques entre certains caractères. Les plus courantes portent sur les lettres f et s long (variante contextuelle de s) suivis de i et l. Le point du i ou la hampe du l entrent en collision après le f ou le s long, à moins qu’on ne les espace. Du temps de l’imprimerie au plomb, les collisions entre ces caractères pouvaient d’ailleurs entraîner leur rupture (c’est pourquoi on les appelle aussi ligatures techniques). Il faut noter qu’en allemand l’utilisation des ligatures esthétique se doit de respecter des contraintes morphologiques : en effet, les germanophones n’utilisent les ligatures en f que si les deux lettres appartiennent au même radical du mot. Des ligatures du type de ct ne sont pas liées à des problèmes de collision entre caractères : elles sont purement esthétiques et, sûrement, imitent la graphie manuscrite cursive. De toutes ces ligatures, seule celle du s long suivi d’un s rond a acquis le statut de graphème : c’est le eszett (ß) allemand. Enfin, dans les textes latins imprimés, on emploie volontiers, ce que ne faisaient pas les Romains de l’Antiquité, les ligatures œ et æ. Leur utilisation ressortit surtout à la composition soignée. La Fraktur allemande comprenait de nombreuses ligatures, surtout dans sa variante manuscrite, tracées d’un seul mouvement, parmi lesquelles : ch, ck, st, ss / sz (tracées toutes deux ß et tz).

Alphabet arabe

Fraktur L’alphabet arabe connaît des ligatures esthétiques. Celles-ci sont optionnelles et se rencontrent surtout dans des compositions soignées. Ces ligatures ne doivent pas être confondues avec les variantes contextuelles ou la ligature linguistique lâm ’alif, (voir plus bas) lesquelles sont toutes deux obligatoires. Voici ci-contre quelques ligatures possibles. Rappelons que l’arabe s’écrit de droite à gauche ; dans le tableau, les ligatures concernent, dans l’ordre, les lettres lâm, mîm et nûn formant ligature avec un jîm. Pour des raisons de lisibilité, on a ajouté un mîm final, qui ne fait pas partie de la ligature.

Alphabet cyrillique

[En préparation]

Alphabet grec

L'alphabet grec possède un certains nombre de ligatures, lesquelles ne sont maintenant plus utilisées ou rarement. La première que l’on peut citer est un caractère similaire à l’esperluette mais bien moins fréquent en grec imprimé que celle-là ne l’est dans l’alphabet latin. C’est une ligature ancienne (ce qui est contesté par certains grammatologues) et d’usage fréquent dans les textes papyrologiques et médiévaux pour la conjonction de coordination καὶ kaì, « et », soit ϗ (en image, le caractère étant rarement inclus dans les polices : Image:Ligature_grecque_kai.png). La ligature est devenue un signe d’abréviation au même titre que le & latin. Il faut noter que la forme actuelle de l’abréviation remonte à sa variante hellénistique : au cours de siècles, elle en était venue à prendre des tracés très différents. Cette ligature n’est quasiment pas utilisée dans l’impression : elle ressortit surtout aux usages informels et manuscrits. Les autres ligatures, d’emploi fréquent dans les textes médiévaux, sont généralement sorties des usages au cours du , période à laquelle cet alphabet a acquis sa forme quasi définitive.

Alphabet arménien

[En préparation]

Ligatures linguistiques

Bien différentes des premières, elles sont obligatoires et normalisées. De telles ligatures sont de deux natures différentes :
- soit elles donnent naissance à un nouveau graphème et leur apparition n’est pas prévisible ;
- soit elles sont considérées comme une variante obligatoire, sont prévisibles mais ne donnent pas naissance à un nouveau graphème.

Ligatures comme graphèmes

Œ

Le français (qui semble être la seule langue à le faire) connaît une telle ligature, la lettre Œ / œ, dite « e dans lo ». Il n’est pas possible de la considérer comme la réunion esthétique des deux lettres oe car son utilisation dépend entièrement de l’étymologie du mot et ne peut être considérée ni optionnelle ni systématique. Il faut considérer séparément, pour des raisons historiques, deux types de mots contenant un œ :
- les mots d’emprunt savants à orthographe étymologisante ;
- les mots hérités anciens.
Dans les mots empruntés au latin
Il existe un assez grand nombre de mots empruntés principalement au latin et prenant un
œ, qu’on ne peut prononcer que comme une voyelle unique, en l’occurrence /e/ (de blé ; cela entraîne donc la prononciation /s/ de c). C’est bien un digramme, que l’on doit opposer à la rencontre de o et e dans un mot comme coexistence. Voici quelques exemples de ces mots savants ou empruntés :
-
cœlacanthe /selakɑ̃t/ ;
-
œnologie /enɔlɔʒi/ ;
-
Œdipe /edip/ (rappelons que la ligature, en capitale, se trace Œ et non OE, ou Oe, ce qui confirme son statut de graphème unique) ;
-
fœtus /fetys/ (dans ce mot, c'est une erreur car le mot latin ancien est fētus ; la graphie avec œ est postérieure au et s'explique par hypercorrection : en effet, à cette époque, œ et ē se prononçaient à l'identique), etc. Dans une prononciation courante, certains mots sont prononcés avec /ø/ (de feu) : c’est le cas pour œnologie et Œdipe. Cet usage est considéré fautif. Il est pourtant très fréquent (œsophage est plus souvent entendu avec /ø/ que /e/). Étymologiquement, ces mots remontent le plus souvent à la diphtongue latine œ, qui se prononçait /oe/ ou, plus probablement, /oj/. À partir du II siècle de notre ère, elles s’est monophtonguée en /e/, ce dont attestent des termes comme économie, fétide ou peine, qui proviennent du latin œconomia, fœtidus et pœna. Le maintien d’une graphie en œ prouve que les mots contenant la ligature sont des emprunts relativement récents ; leur orthographe est donc étymologisante. Pour l’anecdote, la diphtongue latine œ peut, c’est le cas dans œconomia, représenter la diphtongue grecque οι oi dans des emprunts au grec : οἰκονομία oikonomía. La notation au moyen du digramme lié œ est ancienne : les typographes français, citant des mots latins, ont respecté l’orthographe de l’époque, qui prévoyait la ligature. Du reste, les mots n’étaient pas forcément sentis comme français. Aux premiers temps, œ n’était donc pas une lettre française.
Dans les mots hérités
Les mots qu’on dit
hérités sont ceux qui constituent le fonds lexical proprement français provenant d’un état antérieur de la langue. Il existait en moyen français nombre de mots se prononçant avec un /ø/ (dans feu). La notation de ce phonème était flottante depuis l’époque médiévale : eu, oe, oeu ou ue (euvre, oevre, œuvre, uevre pour l’actuel œuvre). L’une des graphies retenues, et normalisée plus tard par l’Académie française, a consisté à se servir de oeu, écrit parfois avec la ligature à l’imitation de la diphtongue latine œ. On trouve ainsi pour le même mot œuvre, au (notons que la distinction entre u et v n’était pas encore faite, les lettres étant senties comme des variantes contextuelles :
-
oeuure chez Étienne Dolet dans La maniere de bien traduire d’une langue en aultre : d’aduantage de la punctuation de la langue Francoyse, plus des accents d’ycelle de 1540 ;
-
œuvre chez Thomas Sébillet dans son Art pöétique François pour l’instruction dés ieunes studieus, & et encor peu avancéz en la Pöésie Françoise de 1548 ;
- mais…
euuvres chez Louise Labé dans l’édition de ses œuvres de 1556 (remarquons tout de même que la typographie de cette édition laisse à désirer par un certain manque de cohérence ; on en voit d’autres exemples dans Cédille). La graphie ne se fixe sur œu avec la ligature (et œi pour le mot œil) qu’au . Les mots concernés proviennent de mots latins qui contenaient un o (sororsœur, opusœuvre, oculusœil, bosbœuf, etc.). Pourtant, des mots comme peuple (latin populus) ou meuble (latin mobilis) n’ont pas été concernés et sont restés sur eu. On avance souvent comme argument justifiant le maintien de cette ligature dans l’orthographe la volonté de garder la proximité entre mots issus d’un même radical latin : ainsi, le œ de sœur rappelle le o de sororal, celui d’œuvre le ou d’ouvrier, ouvrage, ouvrable, tandis que bœuf reste lié à bouvier, cœur à cordial, mœurs à moral, vœu à vouer, œuf à ovaire, ove, oval, etc. L’argument est spécieux en ce sens qu’on devrait dans ce cas écrire pœuple car populaire ou encore mœuble car mobilier, sœul car solitude, etc. On le voit : l’utilisation de ce digramme est arbitraire et ne se justifie pas. On avance aussi que la notation du phonème /œ/ au moyen de la ligature a permis d’éviter nombre d’homonymies fréquentes depuis le Moyen Âge jusqu’au : eu pouvait en effet se lire /y/ ou /œ/, comme dans seur, dont on distingue maintenant sœur de sûr  (pour le passage de eu à û, consulter Accent circonflexe en français). C’est encore une fois, du moins actuellement, un argument spécieux : les mots dans lesquels eu devait se lire /y/ ont tous, à l’exception des formes en eu du verbe avoir (participe passsé eu(e)(s) et passé simple eus, eut, eûmes, eûtes, eurent) été réécrits en û ou u au (ainsi veuvu, seursûr, etc.). En conclusion, vu que œu et eu notent le même phonème et que la distinction entre les deux graphies est tout artificielle, il convient de reconnaître que tous deux sont des digrammes (ou des trigrammes si l’on compte deux caractères pour œ), c’est-à-dire des groupes de deux lettres servant à noter un unique phonème. On ne peut donc pas écrire oeu à la place dœu dans les mots qui réclament la ligature car oe n’est pas un digramme mais une suite de voyelles et l’on ne peut jamais substituer œ à oe. Les deux graphies n’ont donc aucun rapport et doivent être différenciées.
Autres cas
Dans de rares mots d’emprunt à l’allemand, œ français représente un ö (o umlaut). On prononce comme en allemand : lœss /løs/, rœsti /ʁøsti/ (rösti est aussi attesté). Il faut noter que l’utilisation de la ligature ne se justifie pas : en effet, si le o umlaut allemand remonte bien à oe et s’il est parfois encore écrit ainsi, il n’est, dans les pays germanophones, jamais lié au e. D’ailleurs, un mot comme foehn /føn/, emprunté à l’allemand, n’est pas proposé sous la graphie
- fœhn
par le Petit Robert (édition électronique de 2001), lequel écrit pourtant bien lœss et rœsti. Il y a là un manque de cohérence patent.
Œ n’est pas OE
Par opposition à ces mots en œ, il en existe d’autres dans lesquels o et e se suivent naturellement et sont prononcés différemment : coexistence /kɔɛgzistɑ̃s/, moelleux /mwalø/, coercitif /kɔɛʁsitif/, etc. En conclusion, il n’est pas possible d’affirmer que le digramme lié œ n’est pas un graphème unique car son emploi n’est pas prévisible. Pourtant, il n’a pas de place particulière dans le classement alphabétique : on le confond avec les mots en oe, à la manière des autres digrammes (ch, ge, gn, etc.). Notes :
- à part dans de rares documents, les Romains n’ont pas utilisé la ligature œ pour noter leur diphtongue (on trouve quelques ligatures Œ en fin de ligne dans la quadrata). L’usage d’une ligature s’est développé, d’abord sporadiquement, dans des textes médiévaux puis, plus souvent, dans des éditions postérieures de textes latins, sous l’influence de la prononciation monophtonguée ; en sorte, la ligature œ est déjà fréquente dans les éditions imprimées de textes latins ou pour les mots sentis comme latins avant qu’elle ne soit utilisée dans certains mots français pour noter /œ/ et non /e/ (c’est d’ailleurs particulièrement visible au ) ;
- en API, le symbole /œ/ note la voyelle mi-ouverte labialisée de peur. Il existe une petite capitale, /ɶ/, représentant une voyelle ouverte labialisée qui s’entend en allemand d’Autriche dans un mot comme Seil, « corde », prononcé /sɶː/ (d’après le Handbook of the IPA, Cambridge University Press).
Consulter aussi Œ.

Æ

Autre ligature célèbre, Æ / æ se rencontre principalement en islandais, danois et norvégien. C’est un graphème unique, qui, en islandais, représente une diphtongue : /ai/ (bref ou long). En danois et norvégien, c’est une voyelle simple, respectivement /ɛ/ ou /e/ (bref ou long) et /æ/ (bref ou long). Dans ces trois langues, elle est classée séparément, en tant que lettre individuelle dans l’ordre alphabétique, à la suite de þ en islandais, de y en danois et norvégien. C’est un emprunt à une ligature d’abord apparue en vieil anglais au pour noter le son /æ/ de cat (entre /a/ et /ɛ/) : les scribes anglais, en effet, ne pouvaient pas, avec les seules lettre latines, écrire ce son absent du latin. Cette ligature, que l’on a nommée ash d’après le nom de la rune servant au même phonème, a donc permis d’accroître le stock de graphèmes. En français, quelques rares mots savants (ou expressions latines lexicalisées se servent de æ, prononcé /e/ (comme œ, du reste) :
- cæcum /sekɔm/ ;
- (ad vitam) æternam /etɛʁnam/ ;
- (curriculum) vitæ /vite/ ;
- ex æquo /ɛgzeko/ ;
- et cætera /ɛt setera/ (c'est une graphie concurrente det cetera, issue, comme fœtus, d'une hypercorrection), etc.
- Le prénom Lætitia, d'origine latine. Dans ces mots, la ligature représente étymologiquement l’ancienne diphtongue latine
æ, prononcée /ae/ ou /ai/, qui s’est monophtonguée en /e/ au IIe siècle de notre ère. Le développement est le même que pour œ : de nombreux mots français utilisent é là où on trouvait æ en latin : sévir (sævir), cécité (cæcitas), pénitence (pænitentia). Seulement, les emprunts savants avec æ sont plus rares. Comme pour œ, toujours, æ latin peut provenir d’une ancienne diphtongue αι ai grecque dans des mots d’emprunt à cette langue : παιδαγωγία paidagôgíapædagogiapédagogie. Bien que relativement rare, la ligature æ peut ne pas être confondue avec la suite de lettres ae, présente dans des mots comme paella. Il convient donc, dans une composition typographique soignée, de bien différencier les deux. Elle n’a cependant pas de place particulière dans l’ordre alphabétique : on la classe en même temps que les mots en ae, à la manière des autres digrammes (ch, ge, gn, etc.). On voit donc bien que cette ligature n’est donc pas réellement linguistique en français. Elle est presque purement esthétique et s’utilise surtout dans les textes latins tels que présentés actuellement. Elle devrait être évitée pour les pluriels du type supernova / supernovæ : en effet, ce terme est lexicalisé depuis assez longtemps pour que l’on se passe d’un pluriel latin. De fait, supernovas est bien plus cohérent. Notes :
- à part dans de rares documents, les Romains n’ont pas utilisé la ligature
æ pour noter leur diphtongue (elle apparaît cependant un peu plus souvent que Œ dans la quadrata en fin de ligne). Cet usage s’est surtout développé, d’abord sporadiquement, dans des textes médiévaux puis, plus souvent, dans des éditions postérieures de textes latins, sous l’influence de la prononciation monophtonguée. Comme æ n’a servi, pour le français, que dans quelques rares mots empruntés au latin, son introduction dans l’orthographe française est antérieure à celle du œ français de bœuf ;
- en API, le symbole [æ] note la voyelle de l’anglais
cat.
Consulter aussi Æ.

IJ

C’est en néerlandais que
IJ / ij forme une ligature au statut de graphème, qui sert à noter la diphtongue /ɛi/ (ou /ə/ en position atone). À la différence du digramme ei de même valeur phonétique actuellement (ce qui n’a pas été toujours le cas), ij est bien une ligature, ce que l’on peut constater par les règles de majusculisation : il convient en effet d’écrire IJsselmeer et non
- Ijsselmeer, alors qu’on ne mettra en majuscule que la première lettre de ei, « œuf » : Ei. Le ij note à l’origine, en moyen néerlandais (dès avant le ), un i long. La lettre j étant à l’époque une variante du i, on peut considérer le ij comme un double i. C’est donc à l’origine un digramme qui prend plus tard le statut de ligature. Écrite à la main de manière cursive, celle-ci prend la forme d’un ÿ. En afrikaans, l’évolution graphique s’est poursuivie et on écrit simplement y (mais dans aucun des cas on n’utilisera la lettre ÿ en remplacement de ij dans un texte dactylographié ou imprimé). D’un digramme, on est donc passé par l’intermédiaire de la ligature à une lettre simple se confondant avec la lettre y déjà présente. On peut comparer cette évolution avec celle du digramme uu (voir plus bas). Notons qu’en lituanien moderne, le i long est noté par la lettre y, provenant également d’une ligature ij. Consulter aussi IJ.

W

Bien qu’aujourd’hui ce graphème soit une lettre simple, c’est bien, historiquement, une ancienne ligature, d’où son nom, « double
v ». La réunion de deux v (ou de deux u puisqu’il faut attendre le pour que l’on commence à distinguer v et u, la première étant normalement une capitale, la seconde une minuscule) semble être une invention des scribes médiévaux anglais, lesquels n’avaient pas de graphème pour noter le /w/ de leur langue (le vieil anglais, en l’occurrence). En effet, u servait déjà à la voyelle /u/ (on remarque que les Romains n’ont pas eu ces scrupules puisque /u/ et /w/ s’écrivaient dans leur langue au moyen de la même lettre, V). Pour pallier cette lacune, les scribes anglais se sont d’abord servi, au , d’un digramme uu (voire de u seul). Cependant, au , c’est la lettre ƿ (wynn, wyn ou wen ; elle est issue de la rune ᚹ, de même valeur phonétique) qui s’est imposée. Au , les scribes normands (après les victoires de Guillaume le Conquérant) ont réintroduit le digramme uu sous une forme ligaturée : la lettre w était née (noter au passage que w se dit, en anglais, double u). La ligature viendrait donc d’Europe continentale. On la trouve en effet au Moyen Âge dans les manuscrits picards-wallons (à noter qu’en wallon aussi la lettre est nommée doubludouble u). La lettre ƿ, plus fréquente en vieil anglais que w, n’a cependant cessé d’être employée en moyen anglais qu’au , définitivement remplacée par w. Actuellement, on utilise même w à la place de ƿ dans la transcription traditionnelle.

Ligatures non graphémiques

L’exemple le plus probant de ce type de ligature se rencontre dans l’alphabet arabe. Outre ses nombreuses variantes contextuelles, il connaît en effet une ligature linguistique, donc obligatoire, qui ne conduit pas à la création d’une nouvelle lettre. Il s’agit de la ligature
lâm ’alif : quand la lettre lâm est suivi d’un ’alif, l’ensemble doit nécessairement s’écrire avec la ligature et non les variantes contextuelles attendues. Pourtant, cette ligature ne constitue pas une lettre. Dans le tableau ci-dessous, la seconde ligne montre un exemple de tracé incorrect au moyen de la variante contextuelle. Seul le premier tracé est admis (rappelons que l’arabe se lit de droite à gauche, soit respectivement : lâm + ’alifrésultat) :
image:Ligature_arabe_lam_alif.png
D’autres ligatures existaient, ou existent encore dans des compositions typographiques soignées. Elles ne sont cependant pas obligatoires mais seulement esthétiques (voir plus haut).

Informatique

Les ordinateurs propres aux utilisateurs francophones ne possèdent qu’une seule ligature accessible au clavier, l’esperluette. Les ligatures linguistiques sont accessibles comme caractères spéciaux. Seuls les Mac proposent les ligatures en
et dans le codage Mac Roman. En HTML, les ligatures les plus courantes s’obtiennent comme suit :
- œ → œ ;
- Œ → Œ ;
- æ → æ ;
- Æ → Æ ;
- ß → ß ;
- fi → fi ;
- & → &.

Liens internes


- Æ, œ, &, ß ;
- typographie, écriture ;
- variante contextuelle, lettre conjointe ;
- lettres supplémentaires de l'alphabet latin, lettres supplémentaires de l'alphabet grec ;
- classement alphabétique ;
- diacritique.

Lien externe


- [http://www.orbitals.com/self/ligature/ligature.htm Un site en anglais consacré à une police ligaturée] (fonctionne avec une macro Word).


Esperluette

L'esperluette, également appelée « perluète », « esperluète » ou, plus rarement, « éperluette », est le logogramme &. Elle correspond à la conjonction et et a le même sens que celle-ci. Son inventeur serait Tiron, également auteur de la première méthode de sténographie décrite, les notes tironiennes. Elle résulte de la ligature du e et du t. À l'origine, cette graphie ligaturée était plus ou moins systématiquement utilisée par les copistes médiévaux, qui utilisaient de nombreuses autres abréviations. En l'occurrence, on trouve l'esperluette fréquemment employée pour les termes et et etc. (&c.). Alors que le plus souvent, dans les manuscrits européens, seuls ces deux termes étaient abrégés en &, les scribes anglais s'en servaient aussi pour n'importe quelle séquence -et- : deberet pouvait être écrit deber&. On trouve cependant aussi de telles graphies sur le Continent : fazet, dans les Serments de Strasbourg est écrit faz&. Il semble qu'elle ait été considérée comme la 27 lettre de l'alphabet. Selon le Trésor de la langue française, le &, dernière lettre de l'alphabet, était appelé ète ; or, à l'école élémentaire, on apprenait aux enfants à réciter l'alphabet en ajoutant « et » « per lui » « ète » après Z, sorte de rime ludique et chantante qui aidait la mémoire. L'usage fit que l'on appela finalement le caractère & perluète ou esperluette. Une autre hypothèse a été formulée : espeluette viendrait de « espère lue et » (On espère qu'elle soit lue «et») Actuellement, en français, l'esperluette est très peu utilisée, et même rejetée dans la langue littéraire. Son utilisation est essentiellement circonscrite à la langue commerciale, plus spécifiquement publicitaire. Cela explique que l'esperluette soit parfois appelée « et commercial ». Elle semble en revanche plus courante en anglais (sous le nom dampersand) et peut-être dans certaines variétés dialectales africaines du français. Dans certains langages informatiques, le & est employé pour dénoter l'opération ET logique. Sous un système UNIX, placé en fin de ligne il indique que l'on souhaite exécuter un programme en arrière-plan. En C et en C++, il indique une référence lorsqu'il précède un nom de variable. programme

Articles connexes


- Le caractère Arrobe
a commercial » : @) ;
- les caractères plus et moins.

Liens externes


- [http://www.gutenberg.eu.org/pub/GUTenberg/publicationsPDF/22-blanchard.pdf Noeuds & esperluettes : actualités et pérennité d’un signe] Gérard BLANCHARD, Cahier GUTenberg #20 (pp. 43-59) Catégorie:Typographie ja:アンパサンド


Manuscrit

ja:写本 Un manuscrit (du latin manu scriptus) est littéralement un texte « écrit à la main ». En imprimerie, le terme désigne le brouillon d'un texte fourni par un auteur. Aujourd'hui les manuscrits littéraires ne sont pas systématiquement écrits à la main. Toutefois, les textes saisis à la machine à écrire ou à l'ordinateur peuvent être appelés tapuscrits. Par extension, le terme désigne également le volume contenant un tel texte. ---- Parmi les manuscrits (ouvrages écrits entièrement à la main), on peut distinguer...

Manuscrits anciens

volume Il s'agit des manuscrits rédigés avant l'invention (ou la diffusion) de l'imprimerie. Ces ouvrages nous ont transmis la littérature et nombre de documents des civilisations anciennes. Les manuscrits anciens se présentent grossièrement en deux formats :
- le volumen, ou rouleau de papyrus ;
- le codex, livre de feuillets manuscrits. Ces manuscrits sont étudiés par la paléographie, la papyrologie et la codicologie.

Manuscrits religieux


- Manuscrits de la Mer Morte
- Manuscrit du Josippon
- Le Vaticanus græcus
- Papyrus de Toura
- Contra Celsum
- Traité Schabbath
- Toledoth Yeshuh
- Talmud de Jérusalem
- Le Talmud de Babylone

Manuscrits modernes

Il s'agit des manuscrits des écrivains ou de divers documents (registres de paroisses, de mairies, de banques...). Beaucoup de manuscrits anciens ou modernes sont présents dans des collections publiques ou privées. En France, l'IMEC est un organisme scientifique chargé de l'étude des moyens de conservation des manuscrits de valeur. La Bibliothèque nationale de France comporte un département des manuscrits anciens et un autre qui collecte les manuscrits précieux pour l'histoire de la littérature et pour les études historiques.

Lien externe


- [http://pecia.tooblog.fr le manuscrit médiéval], blog édité par Jean-Luc Deuffic. Catégorie:Philologie ! Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques

Consonne affriquée

En phonétique articulatoire, une consonne affriquée, ou pour être concis affriquée, est une consonne composée de deux phases successives : une phase occlusive et une phase fricative produites dans le temps nécessaire à la production d’une occlusive ou d’une fricative simples. Il faut noter que ces deux phases sont nécessairement homorganiques, c’est-à-dire qu’elles doivent se produire au même point d’articulation. Pour /ʧ/, par exemple, le premier élément n’est pas à proprement parler [t̪] (occlusive dentale) mais une occlusive postalvéolaire comme /ʃ/. D’ailleurs, si l’on veut décrire cette articulation (/ʃ/) avec précision, il faut ajouter qu’elle est, simultanément, palatale dans la plupart des langues, prévélaire en français, et qu’elle comporte le plus souvent un avancement labial (plus ou moins prononcé selon le phone qui suit), mais pas en castillan, par exemple. Toutes ces coarticulations sont également présentes dans l’élément occlusif, il est donc exclu de symboliser les affriquées au moyen de deux symboles distincts « /tʃ/ » qui pourraient laisser penser que l’on a une occlusion au niveau dental ou alvéolaire suivie d’une constrictive postalvéolaire. En effet, on a bien /ʧ/ en anglais, espagnol, italien et dans de très nombreuses autres langues, alors qu’en français on ne trouve que la séquence /tʃ/ et non pas une affriquée.

Notation

Les affriquées sont souvent représentées avec deux consonnes à la suite (ex: [kx]). Cependant, un symbole unique serait préférable, pour montrer qu'elles ne forment qu'un unique phonème. Unicode dispose de ligatures propres pour six des plus communes des affriquées; pour les autres, l'IPA recommande le recours à la barre de liaison o͡o. Un autre méthode indique la partie fricative en exposant (ex: [pf]).

Liste des affriquées pulmoniques de l'API


- Bilabiale
  - [p͡ɸ] (non voisée)
- Labio-dentale
  - [p͡f] (non voisée)
- Alvéolaire
  - [ʦ] (non voisée)
  - [ʣ] (voisée)
  - [t͡ɬ] (latérale non voisée)
  - [d͡ɮ] (latérale voisée)
- Alvéolo-palatale
  - [ʨ] (non voisée)
  - [ʥ] (voisée)
- Post-alvéolaire
  - [ʧ] (non voisée)
  - [ʤ]
- Palatale
  - [c͡ç] (non voisée)
- Vélaire
  - [k͡x] (non voisée)
- Uvulaire
  - [q͡χ] (non voisée)

Remarque sur la terminologie

Les affriquées sont appelées occlu-constrictives (parfois [se]mi-constrictives). Seul ce terme est à même de faire allusion au deux phases successives de ce mode d’articulation : la phase occlusive et la phase constrictive (fricative).
-
als:Affrikate ja:破擦音 ko:파찰음

Cas

En linguistique, le cas est un trait grammatical associée au nom, pronom et adjectif et exprimant la fonction syntaxique de celui-ci dans la phrase ou son rapport sémantique avec le processus exprimé par le verbe. Par exemple, l'accusatif est le cas du complément d'objet (fonction syntaxique) ; l'élatif est le cas indiquant le lieu de l'intérieur duquel on sort (rapport sémantique avec le processus). Le cas ainsi défini peut s'exprimer dans les langues de trois manières : # par la place de l'élément par rapport au verbe (par exemple, en français, l'élément correspondant à l'accusatif (complément d'objet direct) se place presque toujours après le verbe transitif) ; # par une préposition (en français, par exemple, la préposition avec exprime le comitatif ou l'instrumental) ; # au moyen d'un affixe qui s'ajoute au nom pour les langues flexionnelles (si c'est un suffixe, on le nomme désinence) ou agglutinantes. On utilise en général le mot cas dans un sens plus restreint, uniquement lorsque le cas (au sens large) est exprimé par un affixe. L'ensemble de ces affixes casuels forme la déclinaison des noms, des adjectifs et des pronoms, principalement. L'ensemble des formes casuelles d'un même mot forme son paradigme. Par exemple, les noms latins qui ont une désinence de nominatif singulier -a et de génitif du même nombre sont dits former la première déclinaison. Liste de cas :
- Abessif
- Ablatif
- Absolutif
- Accusatif
- Adessif
- Agentif
- Allatif
- Bénéfactif
- Causal
- Comitatif
- Datif
- Délatif
- Directionnel
- Distributif
- Génitif
- Élatif
- Ergatif
- Essif
- Illatif
- Inessif
- Instructif
- Instrumental
- Locatif
- Nominatif
- Partitif
- Prépositionnel
- Prolatif
- Régime
- Sociatif
- Sublatif
- Superessif
- Terminatif
- Translatif
- Vocatif

Articles connexes


- Trait grammatical.
- genre ;
- nombre. ja:格 Catégorie:Grammaire catégorie:Syntaxe Catégorie:Cas grammatical

Vocalisation

Catégorie:Phonétique Catégorie:Voix Dans le langage courant, la vocalisation désigne l'émission de sons vocaux, parlés ou chantés.

Linguistique

Dans le domaine de la phonétique, la vocalisation est le passage d'un élément consonantique à une voyelle, soit par évolution historique, soit par alternance synchronique.

Chant

Dans le domaine de la musique, la vocalisation est l'action d'exercer sa